En montagne, l’hiver ne pardonne pas les petites négligences. Une tuile fêlee en octobre devient une fuite en février, une gouttière pleine de feuilles devient un bloc de glace capable de l’arracher. L’automne est le bon moment pour faire le point.
1. Vider gouttières et descentes
Feuilles, aiguilles de pin et de mélèze, mousses détachées : tout ce qui bouche les gouttières empêchera l’eau de fonte de s’évacuer et favorisera la glace. Un nettoyage des gouttières après la chute des feuilles est indispensable.
2. Dégager les noues
Les noues, ces angles rentrants entre deux versants, collectent les débris. Encombrées, elles débordent sous les tuiles. Elles doivent être parfaitement propres avant les premières neiges.
3. Repérer les tuiles cassées ou déplacées
Depuis le sol, avec des jumelles, ou depuis une fenêtre de toit, repérez les tuiles décalées, cassées ou manquantes. Chacune est une porte d’entrée pour l’eau et la neige poudreuse. Leur remplacement est rapide et peu coûteux.
4. Contrôler faîtage et solins
Un mortier de faîtage fissuré, un solin dont le mastic se décolle le long d’un mur : ces défauts s’aggravent avec le gel. Mieux vaut les reprendre avant l’hiver.
5. Vérifier les arrêts de neige
Crochets tordus, barres desserrées : les arrêts de neige travaillent beaucoup et doivent être en bon état pour retenir la neige au-dessus des passages.
6. Jeter un œil dans les combles
Traces d’humidité, sciure, lumière du jour visible entre les tuiles : quelques minutes dans les combles en disent long sur l’état de la toiture.
7. Ne pas monter soi-même
Une toiture humide ou moussue est glissante. Si une vérification nécessite de monter, confiez-la à un professionnel équipé.
Pour ne plus y penser, un contrat d’entretien programme chaque automne ces vérifications, avec compte rendu photo.



